navel

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Wladimir, Guido, … et tant d’autres t’auraient sûrement invité à jeter tes écouteurs sur Mosolov ou Russolo peut-être, si tu les avais côtoyés… Mais toi, toi, qu’écoutais-tu durant tes séances de préparation ? Quels étaient tes compositeurs favoris, ceux qui te permettaient d’y voir plus clair, de te concentrer, de te reposer ? De rêver ? Y’en avaient-ils d’ailleurs ? Et si non, pensais-tu qu’il y en aurait ?

Et aurais-tu songé qu’ils évacueraient le boucan de la carlingue, les craquements répétés, tous crépitements divers qui ont dû accompagner ta prime tangente via Semiorka ?
Te serais-tu imaginé qu’ils adopteraient une autre voie pour retranscrire ta révolution intime et ascensionnelle, toute en nappage de visions ondulantes, ni spectaculaires, ni grandioses, non, simplement en tentant d’imager ton long trip rêvasseur, illuminé, chatoyant mille corolles en forme de chevelure-ludions ondoyant autour de ton Orient ?
A mille lieux / pieds / kilomètres de ce qu’aurait attendu Leninsk, lorsque tu tournas kazakh.

Tout proche en tout cas de ce qu’a dû ressentir Anna, quand tu lui es apparu vêtu d’orange et blanc. Oui, beaucoup plus sûrement, car tu devais sourire alors, Yuri…
Et te doutais-tu, doux têtu, que tu mourrais à l’âge des rock-stars, ceint de la tienne, rouge sang ? Tu vois, toujours une histoire d’étoiles.
Alors, s’en va-t’on loin à la perception de ces neuf plages ?

« Oui, très loin. »

navel
Jurij (autoprod, CD / http://navel-music.bandcamp.com/)
Enregistré et produit par Gage et Floyd, avec Joachim et Jukey (1998/99, réédité en 2009)

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