Biosphere

pochette biosphere blog

Qui n’a pas contemplé + ta + lumière blafarde tapissant toute surface
réfléchissante d’une étrange couleur d’os lors des nuits d’été ? On +
t’a + croisée rousse, blonde, gibbeuse, on a renommé + tes + quatorze
mers anhydres, on a hurlé à + ton + encontre – « +, sois victorieuse ! » –
on a aboyé à + ton + égard, on + t’a + demandée, décrochée, on + t’a +
même promis tant de choses ou prise avec les dents, on + t’a + accusée
de nous rendre thérianthropes, on + t’a + affublée de nombreux suffixes en ‘ex’, ‘okhod’ ou ‘a’, on + t’a + mille fois représentée/cartographiée, + toi + dont la rotondité nous fascine et qui as colonisé nos esprits bien avant que l’on + te + foule, on jardine même sous + ton + aura, il était fatal que l’on + te + consacre un second VERITABLE disque post-Eno, tout en sérénité, tout en sélénité, n’est-ce pas + toi + qui inspira le plus vieil enregistrement connu ?
Ou comment rendre l’inhospitalité séduisante, l’attraction menaçante.

Mais ce serait oublier que de Phoebe à phobie, la (nouvelle) frontière
est poreuse.
Translation, rotation, déviation oui, mais de fondation point / point
de mire pour rêvasseries nocturnes + tu + resteras, nous n’aurons fait
que + t’effleurer +.
Alors, peu importe + ton + origine, ou que + tu + ne perçoives jamais
ces jalons jetés dans le vide, le principal est que nous continuions à
tourner autour de + toi + la

Biosphere
Autour de la lune (Beat Service, CD, 2004)
www.beatservice.no
Geir Jenssen : dispositifs électroniques

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