Ghédalia Tazartès

ghédalia tazartès blog

Barde aède des temps post-tout, celui dont le nom est celui d’un Juste chante et fait chanter via glossolalies enfantines un univers imaginé tissant passé-présent-futur sur une platine-établi en un camaïeu de mots d’ailleurs et d’ambiances bricolées, so close & so entfernt, musique espéranto inépuisable même après tant d’écoutes,

chassant du souffle entre mélopées labiles et comptines enlevées, gigantesque brassage de mémoires populaires bouclées machiniquement en un bouillonnement de voix qui se font danse – on est loin du silence précédant l’éclipse, plutôt dans l’incantation de milliers de gorges déployées l’accompagnant, la célébrant dans toute son étrangeté, sa démesure, la JOIE comme seul moteur de ce moment exceptionnel, la parfaite expression du surgissement à l’étrangeté du monde.

Louez cet homme, il vous remémore les souvenirs dont vous aviez effacé toute trace, ou ceux dont vous n’aviez pas même conscience, celui de l’excitation des premiers instants, le babil primal,
folklore d’espaces-temps circulaires, indatables tout en étant familiers, bousculant âges et continents, suscitant mille analogies tout en ne ressemblant à rien de connu, côtoyé ou entendu, l’Homme et ses mémoires multiples réinventés perpétuellement dans toutes ses dimensions.
… alors… encore… alors… encore… ouais… alors… encore… d’accord

Ghédalia Tazartès
Une éclipse totale de soleil (Celluloid, LP, 1982 – reissued Alga Marghen, CD, 1996)
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Ghédalia Tazartès (tapes, sounds)

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